La dissertation est le sujet majoritairement choisi par  les postulants au bac face à l’explication de texte qui demande pour sa part, des connaissances plus pointues notamment concernant  l’auteur proposé (sa pensée , les philosophes qu’il réfute…) Donc focus sur cet exercice dont la maîtrise technique et méthodologique précoce vous donnera un atout indéniable pour la poursuite de vos études …

Partons d’un énoncé:

« La présence d’autrui permet-elle d’éviter la solitude? »

 

 

Les trois questions préalables à se poser:

(Sans respecter forcément  cet ordre)

1° Y a t-il un présupposé? (une réponse spontanée sous-entendue par celui qui a formulé l’énoncé).

2° Quelles sont les notions philosophiques à définir (et les sous-notions?)

3° Où se situe le problème philosophique?

Réponses

 

1° Le verbe  » éviter » sous-entend que la solitude serait néfaste, qu’on chercherait à la fuir? Pour quelles raisons ? l’ennui ,  le vide intérieur, l’isolement?

2°  Les notions et l’analyse  du questionnement qui en découle : AUTRUI (un autre que moi) / la SOLITUDE (physique? renvoie au mot présence) /morale, existentielle ? La présence d’Autrui me réconforte, m’humanise , Autrui semble combler un manque  à l’intérieur de moi . Mais la seule présence d’Autrui permet-elle de combler tous mes manques? Et puis, doit-on rechercher à fuir systématiquement l’isolement? Autrui en tant que nombre (groupe/foule) ne pourrait il pas aussi  présenter un danger, un risque de fusion en faisant  disparaître mon « je » , mon identité?

3° L’enjeu de la question posée  est de déterminer en quoi Autrui peut être nécessaire à mon bien être mais aussi à mon humanisation (J’ai besoin d‘Autrui pour me construire , pour développer mon potentiel… car je suis un animal social comme dit Aristote) mais à contrario, il m’est arrivé de me sentir complétement seul(e) au milieu d’ une foule voire d’éprouver une sorte de sensation de  régression, de perte de soi due à l’extrême proximité des autres ; la présence physique  de mes semblables suffit- elle à pallier le sentiment de vide interne que je ressens parfois ?  Est ce que  je  ne risque pas  de  » me perdre » en cherchant constamment la compagnie d’Autrui?   La solitude tant décriée  ne nous donnerait -t-elle pas accès , contre toute attente, à une certaine  richesse intérieure?

 

La présentation de l’introduction

 

L’accroche: Il faut essayer de prendre pour point de départ à la réflexion une situation concrète  de la vie courante pour montrer la pertinence du questionnement , son lien avec la réalité : On pourrait dire dans notre cas , que chacun a pu faire le constat de la montée  en puissance de l’individualisme et  du sentiment de solitude qui en résulte  dans nos sociétés hyperconnectées (campagne de pub des Petits Frères des Pauvres en faveur des personnes âgées isolées) : La solitude est  un fléau moderne !

L’enjeu du sujet: Il va falloir dans cette partie définir habilement les notions AUTRUI/ SOLITUDE  pour s’accorder sur leur sens et trouver ensuite  une direction  à notre  raisonnement : Tout un chacun cherche à échanger  avec Autrui non seulement pour éviter la solitude (qui a long terme peut rendre fou) mais aussi pour accomplir son humanisation (cf : l’ enfant sauvage / Robinson) Cependant, ( MISE EN EVIDENCE DU PARADOXE ) dans certains cas , Autrui peut aussi me « déshumaniser »  quand je fais partie d’un groupe, d’un foule  je consate que je peux régresser émotionnellement en étant  influencé(e) par la masse ( l’homme descend plusieurs degrés dans l’échelle de la civilisation comme le formule Gustave Le Bon auteur de « la psychologie des foules »). on saisit parfaitement l’ambiguité d’Autrui à mon endroit car il  peut  être à la fois être sauveur et bourreau !

Je reprends la question posée : »  la présence d’autrui permet-elle d’éviter la solitude? »  en l’explicitant grâce à mon questionnement préalable (formulé dans la  troisième  partie de mon analyse cf plus haut) la présence physique de mes semblables suffit- elle à pallier le sentiment de vide interne que je ressens parfois ? Est ce que je ne risque pas de  » me perdre » en cherchant constamment la compagnie d’autrui? La solitude tant décriée ne nous donnerait -t-elle pas accès , contre toute attente, à une certaine richesse intérieure?

Voilà donc affiché le plan que nous allons suivre dans le développement de notre dissertation…

 

 

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